Entre nous, avez-vous déjà essayé de lire le journal L’Equipe dans le métro aux heures de pointe ? Si vous avez réussi à dépasser
la mention OJD en bas de la deuxième page, alors félicitations vous faites partie du club restreint des lecteurs contorsionnistes. Même si ses ventes continuent de progresser,
L’Equipe (format broadsheet) penserait à un format plus petit comme le tabloïd (Libération, Le Parisien, La Tribune…). Et il n’est pas le seul.
Le Figaro réfléchirait aussi pour 2009 au « demi berlinois ». Certains titres de la presse quotidienne régionale (La Montagne, La Provence, La Voix du Nord, Le
Courrier de l’Ouest…) ont déjà succombé aux sirènes du « small are more beautiful ». Et même la presse d’entreprise s’y est mis. On ne parle plus que mini format
dans les briefs et autres recommandations d’agences. « Aujourd'hui, on bouge avec son journal », souligne Nata Rampazzo, patron d'une agence de design de presse. Toutefois, qu’il
s’agisse de programmes télé (Télépoche, Tele Z…), de guides sortir (Pariscope, l’Officiel des spectacles…) ou d’autres publications (Reader's Digest, le Particulier…), le mini
format existait déjà auparavant. Mais il a conquis, ces dernières années, ses lettres de noblesse grâce à la presse féminine, véritable aiguillon du secteur. Avec elle une
nouvelle famille est née et le petit magazine s’est ancré dans l'air du temps. Restait à donner encore au contenu toute sa place ! Deux solutions : le réduire
homothétiquement façon presse féminine (à deux formats, mêmes contenus) ; ou le réinventer ! Maintenir l’équilibre texte image, donner toute sa place à l’analyse et à
l’information, s’adapter à la lecture zapping tout en travaillant le fond, être pertinent dans son propos, ne pas être réducteur et faire court, quelle gageure ! Mais le pari
semble réussi à plus d’un titre… Je m’arrête donc là. A bon lecteur,
Commentaires