Entre nous, on m’a souvent reproché de ne pas faire un métier sérieux. Entendez par là, un métier qui repose sur des compétences
éprouvées et reconnues, comme médecin, ingénieur ou encore boulanger ! Mais rassurez-vous, je ne serais pas le Caliméro de la communication. Car, de plus en plus technique et
réfléchie, la communication est devenue année après année une valeur stratégique de l’entreprise. Face à la perte croissante de repères, à l’effacement des valeurs
et à une motivation souvent en berne des salariés et des managers, les entreprises se tournent de manière plus marquée vers la communication, a fortiori
managériale ; et ce, afin de redonner du sens, mais pas seulement. Au-delà de ses missions naturelles (relayer la stratégie, fédérer les équipes, créer du lien…), la
communication commence à être perçue comme un véritable outil de management avec en toile de fond l’accompagnement du changement et le souci de la
performance économique. Les frontières entre management et communication deviennent de moins en moins étanches et imposent une prise en charge de plus en plus importante de
la communication par les managers eux-mêmes.
Mais attention au petit air entêtant « Ohé, ohé capitaine abandonné… ». Car c’est uniquement avec l’appui des directions de la communication que les managers
pourront vaincre leur peur de communiquer (angoisse à annoncer de mauvaises nouvelles, de la réaction des équipes…), donner du sens à leur action, transmettre l'information, accompagner la montée
en compétences de leurs équipes… Cette évolution du rôle du manager influe sur la fonction communication en entreprise. Cette dernière doit établir une relation de
confiance et s'imposer dans un rôle de conseil en respectant la place de chacun. Il s’agit d’un pari ambitieux et aussi d’un préalable à accepter : toute prise de parole s’expose à
d'éventuelles critiques. Allez-y, je suis prêt ! A bon entendeur,
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