Entre nous, je garde un souvenir ému de mes premiers pas en informatique. C’était l’époque des MO5, des
TO7 et des interminables lignes de codes pour obtenir… un son midi ! Tout cela est rangé au rayon pré-histoire. Les entreprises ont depuis cerné et intégré les
enjeux liés aux NTIC dans leurs stratégies marketing ou communicationnelles. En interne, les intranets et autres
extranets ont longtemps été perçus comme de simples supplétifs aux outils traditionnels de communication, niant toute passerelle et toute stratégie, en véhiculant
une information « top down » et en servant surtout le côté pratique par l’insertion d’annuaires, d’informations RH, organisationnelles et sociales en faisant fi de toutes questions liées à
l’ergonomie, à la valeur d’usage ou au design. Là aussi, les temps ont changé. Face à la perte de repères des salariés, à l’accélération des
évolutions des métiers et des compétences, des mouvements capitalistiques et de l’internationalisation des groupes, l’intranet permet de jouer sur trois registres majeurs :
la réactivité, la proximité et l’interactivité. Ou quelques grammes d’humanité… dans un monde désincarné. L’apparition du rich média (sons,
vidéos, photos, animations flash…) et des espaces communautaires sur les intranets vont dans ce sens en essayant de régénérer le lien social. Malheureusement, la
volonté des directions de la communication se heurte souvent à la dure réalité des limites informatiques (parcs anciens, firewalls, réseaux…), du choix des outils (CMS…), de la
frilosité des dirigeants et de la méfiance même des collaborateurs. Les premiers craignent souvent de ne plus maîtriser l’information et jugent les médias
collaboratifs (blogs, forums, tchat…) trop chronophages ; quant aux seconds ils n’osent pas interpeller les premiers et ne perçoivent pas toujours un intérêt immédiat à intervenir sur de
tels espaces. Si toutefois, un certains nombre de groupes (SNCF, l'Oreal, la Société Générale…) les ont d’ores et déjà intégrés dans leur dispositif de communication et
d'implication des collaborateurs, il risque de falloir patienter encore un peu pour que le rich media et l’esprit communautaire se généralisent sur les sites
intranets et aient la portée attendue. En attendant, je descends à la cave rechercher mon bon vieux TO7… A bon lecteur,
Aller nettement plus loin :
> SNCF, sur les rails de l'interactivité
> Nostalgies
Thomsonistes
par S.C.
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Entre nous
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