Quoi ? Vous ne connaissez pas encore le nouveau réseau
social Aka Aki ? Quel échec ! Ce nouveau réseau social est un véritable phénomène outre-Rhin où il compte notamment à Berlin dèjà plus de 100 000 membres. Mais qu’a-t-il de
plus que les autres réseaux sociaux ? Certes, il permet à ses membres d’indiquer leurs activités, leurs goûts, leur humeur, de partager leurs hobbies, des photos, des liens… (quoi de
plus banal), mais surtout d’être géolocalisés en temps réel et de géolocaliser tous les autres membres d’Aka Aki qui se trouvent aux alentours. A eux dès lors de les identifier directement
sur leur téléphone portable (vous apprenez alors leurs lieux de travail et de résidence et mêmes ceux qu’ils aiment fréquenter) de communiquer avec eux, voir même de les rencontrer… Vous pouvez
également en vous installant, par exemple, dans un café savoir quels sont les membres qui y sont venus (et quand), et même la boisson qu’ils ont consommée…
Quel est l’intérêt ? Les membres d’Aka Aki avancent plusieurs avantages : retrouver facilement ses amis, rencontrer des gens qui partagent les mêmes centres d’intérêts, repérer
des endroits intéressants… Bien entendu, toutes les personnes inscrites sont volontaires pour transmettre ces informations… comme sur Facebook. Toutefois, sur fond de loi Hadopi, de
confidentialité du Pass Navigo ou de fichier Edvige, le débat est vif sur le fichage et l'utilisation des données. D'autant, qu'on le veuille ou non, tout passage sur le net laisse
des traces.
Et aujourd'hui, la frontière semble de plus en plus ténue entre vie privée et vie publique. Certes, les personnes qui s’affichent sur les réseaux sociaux ont conscience de ce qu’elles
font, où elles le font et dans quelles mesures mais l’attitude de la génération des « digitals natives » qui s’exposent publiquement et numériquement sans parfois aucun
discernement amène sans doute à repenser l’imbrication de la sphère privée dans celle publique et ses limites.
Comme toute révolution, celle numérique amène ses interrogations et soulève des enjeux. A nous de savoir les cerner, y faire face, ne pas se montrer frileux ni rétrogrades pour savoir en tirer
toute la quintessence et les formidables possibilités que nous offrent les réseaux sociaux et autres web 2.0.
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